Revue pluridisciplinaire en oncologie

Un bon cru de l’ESMO cette année, surtout en gynécologie avec la présentation en session présidentielle de deux études majeures dans les cancers de l’ovaire. Honneur à la France avec le GINECO représenté par Isabelle Ray-Coquardpour l’étude PAOLA-1. Les études PAOLA-1 et PRIMA ont démontré le bénéfice très net en entretien après une première ligne par carboplatine et paclitaxel d’un inhibiteur de PARP, seul (niraparib) ou en association avec le bévacizumab (pour l’olaparib). Le bénéfice est majeur en cas de défaut de recombinaison (phénotype HRD). Des résultats impressionnants, vous le découvrirez. Dans les cancers du col utérin, des résultats très prometteurs du nivolumab.

Dans les cancers du sein, alors que certains avaient pu mettre en doute l’efficacité des anti-CDK4/6, la démonstration d’une augmentation de la survie globale en première ligne d’hormonothérapie pour les cancers RH+ métastatiques pour le ribociclib et l’abémaciclib. Cette famille gagne définitivement sa place.

Dans les cancers pulmonaires mutés EGFR, démonstration du bénéfice en survie globale de l’osimertinib qui devient clairement le standard, mais n’est toujours pas remboursé à ce jour dans cette indication. Le bénéfice de l’immunothérapie en première ligne en monothérapie s’élargit avec la recherche de l’expression de PD-L1 aussi dans le micro-environnement, mais aussi en combinant un anti-PD-1 et un anti-CTLA4, avec un bénéfice dès une expression de PD-L1 à 1 %. Immunothérapie toujours, qui se confirme en association avec la combinaison platine étoposide pour les cancers pulmonaires à petites cellules.

Les autres pathologies ne sont pas en reste avec des résultats aussi prometteurs que vous allez pouvoir découvrir par une lecture attentive de ce beau ­numéro.

Dr Jérôme Fayette

ESMO 2019 : 27 septembre au 1er octobre 2019, Barcelone