Revue pluridisciplinaire en oncologie
 

Radiothérapie axillaire : qu’en est-il à l’heure du ganglion sentinelle ?

Actuellement, la recherche du ganglion sentinelle est l’un des éléments clés de la prise en charge des cancers du sein localisés. Cette procédure s’inscrit dans une désescalade chirurgicale axillaire afin de diminuer la morbidité liée au geste du curage qui peut parfois être invalidante pour les patientes (douleurs, lymphoedème). Néanmoins, l’atteinte ganglionnaire axillaire peut permettre de définir la nécessité ou non d’un traitement adjuvant à type de chimiothérapie ou de radiothérapie.

Résumé
La recherche du ganglion sentinelle est l’un des éléments clés de la prise en charge des cancers du sein localisés. Les pratiques ont commencé à changer en raison de la publication récente de plusieurs études randomisées sur le sujet avec une actualisation à 10 ans. Trois études chirurgicales randomisées de phase III de non-infériorité ont comparé, après ganglion sentinelle positif, une surveillance et un curage axillaire (patientes atteintes de tumeurs T1 ou T2 sans atteinte ganglionnaire clinique et traitées par tumorectomie – en majorité – ou mastectomie). Deux études n’ont concerné que des micrométastases dans le sentinelle et la troisième à la fois des micrométastases et des macrométastases. Il n’y a pas de différence entre les deux attitudes sur le taux de récidive axillaire (entre 0,5 et 2 %), la survie sans récidive locale ou la survie globale. Les auteurs concluent ainsi qu’en cas de tumeurs T1-T2 avec un ou deux ganglions sentinelles envahis à type de macrométastases ganglionnaires sans rupture capsulaire, on peut éviter la réalisation d’un curage axillaire complémentaire. Deux études randomisées de phase III de non-infériorité ont comparé, après ganglion sentinelle, soit un curage axillaire, soit une radiothérapie axillaire (patientes atteintes de tumeurs T1 ou T2 sans atteinte ganglionnaire clinique et traitées par tumorectomie ou mastectomie). Il est retrouvé dans le ganglion sentinelle dans environ 40 % des cas de micrométastases et dans 60 % des cas de macrométastases. Il n’y a pas de différence entre les deux attitudes sur le taux de récidive axillaire (entre 0,5 et 2 %), la survie sans récidive locale ou la survie globale. Plusieurs méta-analyses ont permis de confirmer ces résultats. Ainsi, la radiothérapie axillaire peut être une alternative à un curage axillaire. Néanmoins, la réponse à la question n’est pas encore clairement établie comme le montrent les multiples essais randomisés sur le sujet avec des techniques d’irradiation plus modernes.

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