Onco-pneumologie : « L’immunothérapie à tous les stades avancés des cancers bronchiques non à petites cellules »

Résumé
L’immunothérapie utilisant les inhibiteurs de PD-1 ou PD-L1 est utilisée non seulement en situation métastatique réfractaire, mais aussi, depuis 2017, en première ligne métastatique, et en cas de tumeur localement avancée après chimioradiothérapie. Plusieurs essais combinant ces inhibiteurs à la chimiothérapie ou à des anticorps ciblant le CTLA-4 seront rapportés en 2018.

Abstract: Immunotherapy in lung cancer
Immunotherapy using PD-1 or PD-L1 inhibitors is being used not only in metastatic refractory tumors, but also, since 2017, in the first-line setting, and in case of locally advanced tumor after chemoradiotherapy. Several trials combining these inhibitors with chemotherapy or with antibodies targeting CTLA-4 will be reported in 2018.

Le durvalumab améliore la survie des patients atteints de tumeurs localement avancées après chimioradiothérapie concomitante

L’essai PACIFIC marque un changement dans nos algorithmes thérapeutiques pour les cancers bronchiques non à petites cellules (CBNPC) localement avancés dont le standard actuel repose sur la chimioradiothérapie concomitante. Cet essai randomisé de phase III a évalué, en comparaison au placebo, l’administration d’une immunothérapie par durvalumab, un anticorps dirigé contre PD-L1, pendant 12 mois, comme traitement de consolidation après la chimioradiothérapie concomitante, chez 709 patients atteints de cancer bronchique non à petites cellules de stade III (1). L’essai montre une survie sans progression – à partir de la randomisation – significativement supérieure dans le bras avec le durvalumab, par rapport au placebo : 16,8 (IC 95 % ; 13-18,1 mois) versus 5,6 mois (IC 95 % ; 4,6-7,8 mois) avec le placebo (HR = 0,52 ; IC 95 % 0,42-0,65 ; p < 0,001). Ce bénéfice était principalement lié à une augmentation du délai jusqu’à la récidive métastatique : 23,2 versus 14,6 mois avec le placebo (p < 0,001). Le profil de tolérance du durvalumab, en termes d’effets indésirables sévères, en particulier des pneumopathies, n’était pas significativement différent de celui observé dans le bras placebo (Fig. 1).

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