Les nouveaux anti-androgènes pour les cancers de la prostate : actualités ASCO GU 2019

Le développement de nouvelles thérapies anti-cancéreuses est une nécessité dans le cancer de la prostate métastatique pour améliorer la survie de nos patients.

Introduction

La résistance à la castration

Le décès par cancer de la prostate est dû à une dissémination métastatique et à l’acquisition d’une résistance à la suppression androgénique (appelée castration), définissant le stade de la résistance à la castration (CRPC). Les mécanismes moléculaires de la résistance à la castration ont été progressivement mieux compris et analysés durant ces dix dernières années. Pendant plus de 50 ans, seules deux modalités thérapeutiques avaient démontré un bénéfice clinique en termes de survie : la chimiothérapie comportant du docétaxel était le seul traitement à avoir démontré un bénéfice en survie depuis la castration décrite par Charles Huggins en 1941.

Un réel changement à venir

Deux points importants permettent d’espérer un réel changement dans la prise en charge des patients.

Des stratégies thérapeutiques montrant des résultats positifs

Premièrement, les 5 dernières années ont été marquées par au moins six stratégies thérapeutiques (cabazitaxel, abiratérone, MDV3100, dénosumab, Provenge®, radium 223) qui ont montré des résultats positifs dans de grandes études de phase III randomisées, ayant permis l’enregistrement de ces molécules et ainsi, une modification radicale de la prise en charge des patients ayant un CRPC métastatique.

L’identification des altérations moléculaires oncogéniques

Ensuite, l’expérience clinique montre que le cancer de la prostate métastatique est une maladie hétérogène avec des évolutions des cancers de la prostate très variables (avec une survie médiane allant de moins de 1 an jusqu’ à plus de 10 ans après progression sous castration), et une sensibilité au traitement différente. L’identification des altérations moléculaires oncogéniques dans les cancers de la prostate a permis d’initier un début de démembrement moléculaire comme cela est fait dans les autres cancers les plus fréquents classés à partir de l’existence d’altérations moléculaires (comme ER, PR, HER2/neu et BRCA-1 dans les cancers du sein, EGFR dans les cancers du poumon et KRAS dans les cancers du côlon). Cette identification a permis de développer des approches de thérapies ciblées dans les CRPC comme les nouvelles manipulations hormonales (abiratérone, MDV3100). Une meilleure connaissance de la biologie des cancers de la prostate avait permis l’identification de nombreuses anomalies moléculaires, qui pour certaines, pouvaient constituer de possibles cibles thérapeutiques.

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