Chimiothérapie pour les cancers du sein triple-négatifs localisés : vers de nouvelles voies thérapeutiques

Le cancer du sein triple-négatif est une maladie agressive avec généralement un mauvais pronostic. Les schémas optimaux de chimiothérapie adjuvante ne sont pas encore bien établis. Les recommandations actuelles proposent des combinaisons de traitement, généralement séquentielles, comportant des anthracyclines et des taxanes. Cependant, de nouvelles données orientent vers l’utilisation du carboplatine en situation néoadjuvante, ainsi que vers la prescription de capécitabine adjuvante chez les patientes qui ne sont pas en réponse complète histologique après la chimiothérapie néoadjuvante. De nouvelles molécules prometteuses sont en cours de développement, comme les inhibiteurs de PARP ou l’immunothérapie, qui pourraient améliorer la survie de sous-groupes de patientes spécifiques.

 

Abstract

Chemotherapy for early triple-negative breast cancers
Triple-negative breast cancer is considered as an aggressive disease and is associated with poor prognosis. Optimal adjuvant chemotherapy regimens have yet to be established. Current guidelines support the use of sequential combination that contains anthracyclines and taxanes. However, there is evidence for the use of neoadjuvant platinum-based chemotherapy, as well as adjuvant capecitabine in patients who do not achieve a pathologic complete response with neoadjuvant chemotherapy. Promising novel agents are under development, such as PARP inhibitors or immunotherapy, which may improve survival for specific subgroup of patients.

 

Introduction

Le cancer du sein dit « triple-négatif » (CSTN), qui correspond à 10-15 % de tous les cancers du sein, est associé à un mauvais pronostic (risque de rechute plus important que les cancers luminaux). Lorsque ces carcinomes sont diagnostiqués (absence d’expression en immunohistochimie (IHC) des récepteurs hormonaux et absence d’amplification du gène HER2/neu) avec une tumeur localisée, les indications de chimiothérapie adjuvante sont fréquentes. En effet, les principales recommandations internationales proposent de réaliser une chimiothérapie systémique dès lors que la taille tumorale est supérieure à 5 mm (1, 2). Cependant, la définition phénotypique (triple-négatif) regroupe plusieurs entités moléculaires, dont certaines sont à très faible risque de rechute métastatique. Les tumeurs similaires aux carcinomes des glandes salivaires (carcinomes sécrétoires juvéniles et carcinomes adénoïdes kystiques caractérisés par un gène de fusion MYB-NFIB (3)), ainsi que les carcinomes médullaires (entité anatomopathologique qui présente souvent de fortes infiltrations lymphocytaires (4)) sont généralement de bon pronostic et les indications de traitements systémiques sont alors discutables. Pour toutes les autres formes de CSTN, les indications de chimiothérapie adjuvante doivent être larges. Les schémas de chimiothérapie possibles sont discutés dans cet article.

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