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Résumé

L’incidence du cancer gastrique (CG) est en diminution dans les pays à niveau de vie élevé, mais son pronostic au stade métastatique reste sombre malgré les progrès thérapeutiques réalisés. La prise en charge thérapeutique au stade métastatique repose depuis plusieurs années sur la chimiothérapie systémique, avec différentes séquences à base de 5 fluorouracile (5FU), sels de platine, irinotécan et/ou taxanes. Si la tumeur surexprime la protéine HER2 (human epidermal growth factor receptor-2), il est recommandé d’associer, en première ligne à la chimiothérapie, le trastuzumab, un anticorps monoclonal anti-HER2. En deuxième ligne, le ramucirumab, un anticorps anti-VEGFR a montré son efficacité en monothérapie ou en association au paclitaxel, mais n’est pas remboursé en France, car le service médical rendu a été jugé insuffisant. Récemment, les traitements d’immunothérapie ont montré des résultats intéressants, initialement chez des patients prétraités et plus récemment en première ligne métastatique en association à une chimiothérapie à base de 5FU et oxaliplatine. L’intérêt de l’immunothérapie est particulièrement marqué dans certains sous-groupes de CG, présentant une expression forte du PD-L1, une instabilité microsatellitaire (MSI-H) ou une infection au virus Epstein-Barr (EBV). En France, il faut privilégier pour l’instant les inclusions dans les essais cliniques, seul moyen pour nos patients d’accéder à l’immunothérapie. Enfin, dès l’initiation du traitement antitumoral, la prise en charge nutritionnelle et l’activité physique adaptée doivent faire partie intégrante de la prise en charge des patients. Cette revue de la littérature résume les principaux facteurs pronostiques du CG, la prise en charge thérapeutique et les perspectives.

 

Généralités

Épidémiologie

Le cancer gastrique (CG) est le cinquième cancer le plus fréquent et la troisième cause de décès par cancer dans le monde. En 2018, on estimait le nombre de nouveaux cas de cancers de l’estomac dans le monde à 1 033 701 (soit 6 % des cancers) et en France métropolitaine à 4 657 cas par an, dont 65 % chez l’homme (1). Son incidence en France tend à diminuer passant entre 1900 à 2018 :

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