• Bénéfice important de reprendre le bévacizumab en rechute sensible après son utilisation en première ligne.
  • Intérêt prédictif du biomarqueur basé sur le PD-L1 dans les rechutes de cancer de l’ovaire à vérifier lorsque l’immunothérapie sera associée avec la chimiothérapie, le bévacizumab et/ou les inhibiteurs de PARP.
  • Même chez les patientes qui peuvent être opérées complètement dans la moitié des cas, la chimiothérapie néoadjuvante apporte un bénéfice de tolérance de la chirurgie.
  • En revanche, la chimiothérapie néoadjuvante dans le cancer du col utérin localement avancé tarde à montrer son intérêt.
  • L’hormonothérapie ne sera pas le traitement du futur dans les tumeurs de la granulosa.

1. Bévacizumab : quitte ou double : L’essai MITO16

Depuis son indication en première ligne de traitement des cancers de l’ovaire avancés, il aura fallu plus de 7 ans pour démontrer que la reprise du bévacizumab à la rechute prolonge de façon significative la survie sans progression (PFS) des patientes atteintes de cancer de l’ovaire. Au total 405 patientes ayant reçu du bévacizumab en première ligne et en rechute dite “sensible au platine” (intervalle libre > 6 mois) ont été randomisées pour recevoir une combinaison avec carboplatine seule ou associée au bévacizumab. Il s’agit d’un essai européen (ENGOT OV17) et la France est deuxième recruteur derrière les Italiens, promoteurs de l’étude.

Il existe un bénéfice hautement significatif (p < 0,001) à recevoir du bévacizumab associé à la chimiothérapie standard avec un hazard ratio (HR) de 0,51 (95 % CI : 0,41-0,65) pour une médiane de 11,8 mois versus 8,8 dans le bras contrôle. Avec une maturité de 36 %, la survie n’est pas différente entre les deux bras. De façon inattendue, le bénéfice est similaire chez les patientes qui ont rechuté sous traitement par bévacizumab ou seulement à distance de son arrêt (Fig. 1).
À noter un petit avantage pour la combinaison carboplatine-PLD (n = 166, HR = 0,41) par rapport à l’association carboplatine-gemcitabine (n = 197, HR = 0,54), l’association carboplatine-paclitaxel n’ayant recruté que 42 patientes au total.

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