Revue pluridisciplinaire en oncologie
 

Toxicité cardiaque des immunothérapies : diagnostic et prise en charge des myocardites aiguës

L’administration des immunothérapies est associée à des effets indésirables pouvant affecter potentiellement tous les organes, correspondant à des équivalents de réactions auto-immunes. Certaines de ces toxicités peuvent mettre en jeu le pronostic vital. L’incidence des complications cardiaques et vasculaires, telles que myocardites aiguës, troubles du rythme supraventriculaire, péricardites aiguës et vascularites, est faible (moins de 1 % des patients), mais elles sont associées à une mortalité de près de 50 % pour les myocardites. L’enjeu est donc de connaître les marqueurs de risque de développement de ces complications, de savoir en faire le diagnostic précocement et rapidement, et de pouvoir permettre une prise en charge rapide et adéquate.

Introduction

La mise à disposition récente des immunothérapies (IMT) (nivolumab, ipilimumab, pembrolizumab, atézolizumab, durvalumab, avélumab) constitue une innovation majeure dans le traitement et la prise en charge des patients atteints de cancer. Elles ont permis l’amélioration du pronostic de nombreux cancers, dont les cancers pulmonaires, du rein, les cancers cutanés (mélanomes) et certains lymphomes (1).

Les effets indésirables

L’administration des IMT est cependant associée à des effets indésirables pouvant affecter potentiellement tous les organes, correspondant à des équivalents de réactions auto-immunes liées à une activation non contrôlée du système immunitaire contre le soi. Ces effets secondaires peuvent toucher la peau, le poumon, le tube digestif, le foie, la thyroïde, l’hypophyse, le pancréas et les muscles (1). En outre, certaines de ces toxicités peuvent mettre en jeu le pronostic vital comme les colites, les pneumonies interstitielles et les manifestations neurologiques (syndrome de Guillain-Barré). La fréquence de ces effets indésirables auto-immuns ou dysimmunitaires est estimée à près de 90 % des patients traités par anti-CTLA4 et 70 % des patients traités par les anti-PD-1 lorsque l’on intègre l’ensemble des organes touchés et indépendamment du grade de sévérité (2).

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