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La révolution de l’immuno­thérapie dans les cancers du cavum – Apport des anti-PD-1 dans les formes localement avancées et métastatiques

Le carcinome du nasopharynx (NPC) constitue une entité distincte des carcinomes des VADS par sa biologie, sa présentation et ses modalités thérapeutiques. L’arrivée récente de l’immunothérapie a profondément modifié la stratégie thérapeutique, car elle devient un pilier du traitement à tous les stades. De plus, la modification récente de la classification TNM (9e édition) bouleverse les comparaisons historiques. L’article propose ainsi de replacer ces changements importants.

La prise en charge du carcinome du nasopharynx a été profondément modifiée par l’immunothérapie. Dans les formes localement avancées, celle-ci tend à s’intégrer au standard fondé sur la chimiothérapie d’induction suivie de radio-chimiothérapie. En situation métastatique, l’association cisplatine-gemcitabine-toripalimab constitue désormais le traitement de référence, avec une prise en charge locale discutée en cas de maladie oligométastatique contrôlée.

Abstract

The immunotherapy revolution in nasopharyngeal cancer

Nasopharyngeal carcinoma has been profoundly transformed by immunotherapy. In locally advanced disease, immunotherapy is increasingly being integrated into the standard approach based on induction chemotherapy followed by concurrent chemoradiotherapy. In the metastatic setting, the combination of cisplatin, gemcitabine, and toripalimab now represents the standard of care, with local treatment considered in selected patients with controlled oligometastatic disease.

 

Une nouvelle classification TNM-9 (2024)

Épidémiologie

Le carcinome du nasopharynx (NPC) est rare, avec 120 400 cas en 2022, dont 83 % en Asie, avec cependant une augmentation de l’incidence de 37 % entre 1990 et 2019, qui doit se poursuivre. Les cancers du cavum tels qu’on les entend sont ceux de types II et III de la classification OMS de 2003 (non kératinisants et indifférenciés), intrinsèquement radio- et chimio-sensibles et liés à l’EBV, dont la détection de fragments d’ARN en hybridation in situ signe le plus souvent le diagnostic (hybridation in situ EBER) (1).

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