Le carcinome urothélial de la vessie représente le deuxième cancer urologique le plus fréquent après le cancer de la prostate. Malgré une incidence élevée et une charge médico-économique importante, les progrès thérapeutiques sont longtemps restés limités, en particulier dans les formes avancées. Pendant plusieurs décennies, la prise en charge du cancer de la vessie reposait sur des stratégies relativement figées : instillations intra-vésicales de bacille de Calmette-Guérin (BCG) pour les tumeurs non infiltrant le muscle, cystectomie radicale associée ou non à une chimiothérapie à base de sels de platine pour les formes infiltrantes localisées et chimiothérapie systémique à base de sels de platine pour la maladie métastatique.
L’avènement de l’immunothérapie, puis, plus récemment, des anticorps conjugués et des dispositifs innovants de délivrance intra-
vésicale, a profondément bouleversé ce paradigme. Ces innovations ont permis d’améliorer le pronostic, d’élargir les options thérapeutiques et de relancer la réflexion autour de la personnalisation des traitements et de la préservation d’organe.
Cette revue propose une analyse exhaustive de ces évolutions, organisée par stade de la maladie, afin d’en dégager les implications cliniques actuelles et futures. Bonne lecture !
Carcinome urothélial non infiltrant le muscle : l’ère des stratégies intra-vésicales innovantes et de la préservation vésicale
Le carcinome urothélial non infiltrant le muscle (NMIBC) constitue un paradoxe majeur en oncologie urologique. Bien qu’il représente la forme la plus fréquente de cancer de la vessie au diagnostic et qu’il soit associé à une mortalité spécifique relativement faible comparativement aux formes infiltrantes, il demeure l’un des cancers solides les plus coûteux à prendre en charge, en raison de son caractère récidivant, de la durée prolongée du suivi et de la répétition des traitements locaux. Pendant plusieurs décennies, le NMIBC a été considéré comme une maladie à options thérapeutiques limitées, reposant quasi exclusivement sur la résection transurétrale suivie d’instillations intra-vésicales de bacille de Calmette-Guérin (BCG) ou de chimiothérapie. Cette approche, bien que fondée sur des données solides, a progressivement montré ses limites, en particulier chez les patients à haut risque ou présentant un échec au BCG.
La lecture de cet article est réservée aux abonnés.
Pour accéder à l'article complet
Découvrez nos offres d'abonnement
Abonnez-vous à la revue et accédez à tous les contenus du site !
- Tous les contenus de la revue en illimité
- Les numéros papier sur l'année
- Les newsletters mensuelles
- Les archives numériques en ligne
ou
Achetez cet article
ou
Inscrivez-vous gratuitement sur Onko +.fr et bénéficiez de l'accès à de nombreuses catégories du site !
- Accès aux catégories d'articles exclusives
- Les newsletters mensuelles
- Votre historique de commandes en ligne
