Cancer métastatique – L’activité physique adaptée peu prescrite

Une enquête réalisée par A+A sur « Les leviers et freins à la pratique de l’activité physique adaptée (APA) chez des patients atteints de cancer métastatique », menée auprès d’oncologues et de patients par un comité pluridisciplinaire souligne l’intérêt, tant de la part des patients que des oncologues, à recevoir de l’information sur l’APA. Si les bénéfices de l’activité physique chez les patients atteints d’un cancer, tout comme les recommandations de la HAS en la matière, sont bien connus des oncologues (80 %), ils sont pourtant peu nombreux à engager la discussion sur ce sujet, surtout en cas de métastases (53 %). Seuls 11 % des oncologues interrogés le font systématiquement à ce stade du cancer. En tête des freins évoqués au conseil de l’activité physique ou sportive au stade métastatique : la fragilité des malades à ce stade de la maladie (45 %), leur âge (37 %), le manque de temps pour aborder le sujet (35 %). Parmi les 111 patients interrogés qui ne pratiquent pas d’activité physique, 45 % d’entre eux ne pratiquent plus depuis le diagnostic de leur cancer, pour des raison médicales (93 %), des motifs personnels (51 %), des problèmes organisationnels (27 %). Près de la moitié (45 %) de ceux qui pratiquent une activité physique malgré leur cancer faisaient déjà du sport bien avant. La marche reste l’activité privilégiée (57 %), devant l’APA (50 %), la gym en salle et la natation (20 % chacune).

 

MC d’après le communiqué de Pfizer et de la Cami du 8 octobre 2020.